samedi 21 avril 2018

à la porte


 
Pendant  2 ans  j'ai  travaillé  à ce  projet.Quelques voyages à Londres, deux ans d'immersion dans la langue de Shakespeare, deux ans d'espoirs et de confiance  dans mon Anglais littéraire et  mon vocabulaire étendu,  mais aussi   de rage  devant mes  failles difficiles  à combler, deux ans à me demander  si ce beau  projet valait toute cette énergie déployée.
Il y eu et il y a encore, la tentation de  tout lâcher  parce  que je suis  trop vieux , trop  ci et pas assez ça, il y  a même eu les projets de " relooking" parce  que je savais  que donner  le meilleur de  soi même, comme médecin,  ne suffirait certainement  pas : le look  "vieil anar fatigué" ne fait  pas bon ménage  avec l'excellence (sauf  à s'appeler  Albert Einstein). En quittant  les administratifs qui allaient  décider de  mon sort,   je leur avais dit  :" I never  give  up !  " en mettant bien l'accent  sur "never ".Il y  a quelques  mois,  je me suis enfin  trouvé juste  devant la porte, la dernière à passer  ;  elle  allait s'ouvrir, j'avais gagné... J'étais aussi heureux et  fier  que lorsque j'avais franchi le cap du numerus clausus. J'allais enfin pouvoir  me consacrer à la lecture d'articles médicaux en Anglais pour combler  mes  lacunes  et  progresser  efficacement. Nous avons attendu  pour sortir le champagne...Je n'avais  pas  prévu la gaffe  d'un confrère, qui  a tout remis en question. Les cerbères  ont exigé une garantie supplémentaire qui n'était  pas  prévue :  des notes très correctes à  un examen d'Anglais que je  situe bien au dessus de  mon niveau littéraire de traducteur. Cet examen est organisé dans divers  pays d'Europe  : en vain j'ai cherché Paris ou Londres, mais non,  les centres les plus proches  sont en Espagne, Allemagne, ou Hollande...Bien sûr, je vais essayer, je ne vais  pas abandonner, je vais me relever malgré le KO,  mais je sais que cette put... de dernière porte s'est brutalement  éloignée. Restent  quelques points  positifs à cette aventure inachevée : la rencontre  avec mon professeur d'Anglais qui s'est  impliquée  à mes côtés et qui est devenue une amie, le soutien de mes camarades du cours d'Anglais et de mes patients Britanniques  (même si eux qui ont fait le choix de  la France  comprennent  mal  mon désir de  faire le chemin inverse), et aussi ma réconciliation avec  cette langue que j'avais choisi d'oublier et  la découverte  de sa musique  et de sa  beauté.Hélas toutes ces  belles considérations ne me permettront  pas de passer ce p... d'examen  dans le  temps imparti !  Demander  la nationalité de la perfide Albion aurait  probablement  été  moins "parcours du combattant".l'auberge londonienne l'auberge londonienne  (suite encore) l'auberge londonienne suite et fin provisoire
  
 

5 commentaires:

  1. il n'y a qu'une chose à dire: il faut apparemment être TRES motivé!
    bonne chance pour la dernière porte.

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  2. Réponses
    1. ici il n'y a que la partie visible de l'iceberg
      je concentre mon énergie sur qq pb familiaux assez costauds (mais moins que moi ... enfin j'espère)

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