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samedi 7 octobre 2017

La dernière séance

Pour son dernier jour, Zelda a accepté le box de consultation le plus pourri : sombre, minuscule (claustrophobes s'abstenir),  celui où la lampe à fente danse  sur son support et où l'imprimante n'imprime que sous la menace d'une masse.

dimanche 7 mai 2017

lundi 13 février 2017

L'au revoir (Anne)

Saloperie de crabe qui vient de t'emporter.
Tu t'es battue avec courage, tu me disais ton espoir dans  le nouveau protocole et je voulais oublier la nouvelle méta et y croire.
J'ai du rester avec Pa Zigmund  il m'était impossible de me joindre à vous  dans cette peine immense.

jeudi 30 juillet 2015

L'au revoir (Abraham )


Les miroirs ont été recouverts de tissu blanc.
Mon oncle Abraham repose sous ce drap blanc au centre du salon où les hommes vont se relayer pour lire les psaumes de la veillée funèbre dès la fin du jeûne de Tisha beav.


jeudi 2 juillet 2015

les boulangers du web



Depuis septembre 2012 j'envoie la #BaguetteNantis
Si mes calculs sont exacts,  la millième est là, cuite, prête à être livrée  comme chaque jour sur Fesse bouque , touitter et gougueule plus.


Cette #Baguette est livrée  à la ministre,  au premier ministre,  au président, et au parti dit socialiste : ces gens ont eu mes suffrages, depuis que je vote ( avec une exception pour le PCF et une pour Jacques Chirac en 2002).

samedi 27 juin 2015

un si long silence


Enfin un billet  baguette free  ou presque :-)

Il ne faut pas grand chose pour faire resurgir un passé longtemps enfoui.
C'est chaque année à l'occasion de Pessah ou de Yom Kippour...
Ce fut l'an dernier aux obsèques de Ma quand le regard  de Sarah votre maman s'est fixé sur moi au moment des condoléances, et quand j'ai revu ou écouté au téléphone tous les amis après ce silence de quarante ans.
Et cette année c'est à l'occasion d'un anniversaire, le tien Dorice.
Il était question de t'envoyer une vidéo pour te faire une surprise. Je vous savais réunis là bas quelque part vers Jérusalem. Je me suis joint à la fête virtuellement.
J'ai d'abord pensé envoyer une vidéo de moi jouant au basson "bon anniversaire" suivi de l'Hatikva mais c'était difficile techniquement : cette vidéo aurait pourtant résumé une partie de  mon cheminement fausses notes ou erreurs incluses.
Les rares  informations que j'ai sur ton devenir (et celui de ta famille qui était comme la mienne ) me montrent que nos routes se sont séparées et que les différences politiques ou religieuses se sont sans doute creusées.
 J'ai donc opté pour un genre de "je me souviens " pour vous résumer en 2 ou 3 photos ces 40 ans de silence vus de Bled la Forêt.


Dans mon souvenir nous avons 17 ans ou 20 ans  soit l'âge auquel nous nous sommes séparés.
Je me souviens de notre premier camp à Ixebourg. Notre "chef ", à peine plus âgé que nous, est un fan de Jean Christian Michel : des journées entières à écouter ses interprétations de Bach ; au début nous protestons un peu,  mais ce sont les seuls disques, c'est lui  le chef et à la fin du camp, je suis contaminé à jamais par Bach (et un peu aussi par Jean Christian Michel).
Aujoud'hui encore, la moindre partition de Bach me ramène à ces moments heureux dans cette vieille maison à l'écart de ce bled que nous connaissons parfaitement de nuit. Je me souviens que nous  traversons ce village  en chantant à tue tête.
Nous construisons des tables à feu, des fours en terre, nous nous défoulons lors de courses en sacs ou lors de sioules.
Dans cette même maison, je lis  la prière du matin pour les plus jeunes. A cette époque, j'ignore que la foi s'en ira doucement et définitivement quelques années plus tard.
Aujourd'hui Ixebourg, village sans caractère, mais dont le seul nom nous faisait rêver, est devenu une moche sortie d'autoroute entouré d'une vilaine zône industrielle. Je suppose que "notre" vieille maison en pierre a disparu.
Je me souviens d'autres camps au bord de la mer :
sur la plage, notre feu de camp refuse obstinément de prendre.  Baden Powell n'avait pas préconisé l'usage de la s*lexine .. Nous si ! bien sûr,  avec prudence et ça a bien marché et  ok ce n'est pas scoutiquement correct.
Histoire de nous épater mutuellement nous nous exerçons à jongler avec les braises.(si on tient plus de 2 secondes c'est bon pour l'ego :-))
Tôt le matin nous assistons à la criée à Concarneau.
Plus tard, l 'un de nous, qui deviendra artiste, redessine les vitraux de la cathédrale de Quimper.
En cuisine, nous plongeons désespérément dans une énorme gamelle de purée pour repêcher la plaquette de beurre tombée au fond ...sans succès puisque le gros morceau de beurre se retrouvera à notre grande honte, dans l'assiette du rabbin venu nous rendre visite.
Aujourd'hui, la ville close est devenue un lieu très touristique où les magasins de souvenirs jouxtent les restaurants.
Je me souviens de nos discussions avec  Hatoul, ou Haïm,  et de Nounours qui chantait faux mais arrivait à nous faire chanter juste.
Je me souviens  de votre père défendant aux yeux du mien le nouveau rabbin qui chantait faux en disant "oui mais il a la foi" et de mon père répondant "heureusement qu'il a la foi , c'est mieux pour un rabbin !..."
Je me souviens que notre groupe était très soudé, mais que lors du mariage de deux d'entre nous, nous nous sommes dit "au revoir" en sachant que c'était un quasi adieu parce que la vie allait nous séparer.
Bien sûr nous nous sommes revus, encore quelques fois, mais nos chemins s'étaient déjà bien  écartés occasionnant cette gène indiscible de devoir rester sur des niveaux superficiels dans la conversation, cette peur de poser des questions.
Quarante ans de silence ne se résument pas  en une vidéo ou en un power point d'anniversaire, c'est  juste  plus fun...
Dorice, et vous tous mes amis qui avez embelli mon adolescence, vous me manquez, bien plus maintenant que je suis père et alors que je serai bientôt grand père.
Je n'ai pas pu/voulu enseigner  la religion, la foi,  mais j'ai transmis à mes fils les  valeurs morales qui nous unissaient et l'attachement à ce pays où je n'ai pas pu ou voulu vous rejoindre.
Je charge ces ados qui ressemblent à ce que nous restons dans mon souvenir de te souhaiter un joyeux anniversaire.
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dimanche 10 mai 2015

Société française d'ophtalmologie (121 me congrès ) en clair obscur


C'est un moment que j'attends avec impatience  : Mai Paris le congrès, c'est comme  une friandise, une récompense, mais aussi cette sourde inquiétude de rater un enseignement important, de faire un mauvais choix. 

Rencontrer les amis , étudier, écouter, marcher dans Paris à la limite de mes forces, m'emplir de chaque scène de rue en prenant soin de garder le masque blasé du parisien.
La veille a été consacrée au tourisme et à la "prise de marques" : notre logement parisien est agréable le quartier est sympa. Avec Gabrielle, nous avons repris la visite des serres du jardin des plantes puis  siroté un thé à la menthe à la mosquée et redécouvert la galerie de botanique.
Le soir nous avons dégusté un canard laqué sublime dans un restaurant chinois chic.







Mais cette année est différente : 
-Zigmund chat est malade , vieillit mal, et nous sommes  inquiets, pourtant nous ne partons pas bien longtemps et nous l'avons confié (ainsi que Mademoiselle) à des amis qui prendront bien soin de lui. 

-j'ai fait cette année beaucoup de voyages éclair  à Paris pour des manifestations contre la loi santé en plus de mes voyages pour les congrès :  je ne suis pas blasé, loin de là, mais la fatigue se fait vraiment  sentir.Ces voyages agissent comme une drogue, me donnent la pêche pour quelques jours  mais le retour seul dans mon cabinet  est à chaque fois une épreuve.
-le fossé avec mes collègues se creuse ; générationnel mais pas seulement : sans doute beaucoup pensent qu'il est ridicule de s'engager ainsi dans un combat contre une loi déjà quasiment votée...de mon côté, je n'arrive pas à me taire, effaré par les conséquences de cette loi. Il m'est pénible d'en voir beaucoup jouer à "tout va très bien madame la marquise"(ce que certains d'entre nous, sur un forum presque privé appelleront peut être le "syndrome OCT" ).Néanmoins ce n'est pas le moment de flancher, car doucement les marques bougent.

-Et puis il y a les amis qui me viendront pas cette année... le coeur serré je repense à l'au revoir à celui qui a guidé mes pas en ophtalmologie. Jusqu'au dernier moment j'ai réussi à refuser l'évidence de cette absence. Me voilà seul ou presque... Machinalement j'ai laissé une place vide à côté de moi dans chaque amphi où je suis passé en imaginant qu'il viendrait discuter avec  moi, échanger des banalités,  parler de ses aspirations  ou exprimer ses combats du moment. La distance n'est pas si grande je pourrais facilement  aller lui rendre visite, je serais sans doute bien reçu, mais nous savons que la magie de ce rendez vous annuel serait à jamais rompue. 

Monsieur, si par hasard vous lisez ces lignes, sachez que mon silence n'est ni oubli ni indifférence ; je me permets de vous dédier la chanson qui suit et cet extrait de Satyagraha que vous aimiez bien.  
 Tant que je viendrai au congrès de la société française d'ophtalmologie, je garderai cette place libre virtuelle  pour vous.  
"poor lonesome cowboy long way from home, nous vous souhaitons bonne route"
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samedi 3 mai 2014

Trois pianos et un basson

(un petit retour éclair aux défis parce que la consigne #296 me plait )

Le piano trônait  en bonne place dans le salon, il était pour moi.
J'ai eu du mal à comprendre pourquoi, alors que j'avais opté pour la  harpe, mes parents avaient choisi le piano.
Comme j'étais un garçon docile, quoique peu doué, j'ai suivi sagement les cours de solfège du conservatoire.
Je me souviens qu'à l'examen oral de fin d'année mon prof a murmuré à l'un des examinateurs que malgré mon niveau assez minable, ce serait mieux de me faire passer dans la classe supérieure et de me laisser commencer le piano.
Il avait raison, le résultat de l'examen n'avait déjà plus aucune importance : je savais tapoter le début de la toccata de Bach ... et nous sommes partis sans retour possible en abandonnant le piano et la maison avec.
Par la suite, je retrouve un nouveau piano et je reprends l'étude avec un nouveau professeur. Je découvre les gammes de la méthode Hanon... je dois être maso  ... j'aime ce genre d'exercices  qui vident la tête et j'aime aussi étudier le solfège. Je malmène les classiques : le gai laboureur, la lettre à Elise, le concerto d'Albeniz et  une polonaise de Chopin, mais je refuse de jouer la marche turque de Mozart que j'écoute en boucle  de peur de l'abimer.
Dans une cage près du piano un mandarin chante dès que je me m'installe devant l'instrument. 
Les années passent, mes progrès sont faibles, mon prof est trop coulant, mes études ont pris le dessus.
C'est ma grand mère qui prend ma place : elle chante dans un dialecte arabe-hébreu les chansons de Lili Bonniche ou  de Reinette l'Oranaise ...et toute ma vie je m'en voudrai de ne pas avoir enregistré et photographié ces  moments de grâce. 
Une fois de plus, je laisse mon piano derrière moi pour plonger dans les études de médecine.
Bien plus tard, les sous me manquent pour racheter un piano, en attendant, je reprends à zéro les études de solfège, et je loue un basson ...
La maison résonne d'opéras, de musique baroque, ou contemporaine ;  je me fais régulièrement la promesse de travailler plus sérieusement, mais le temps se rétrécit.
Le piano qui revient  un jour dans la maison est un cadeau  posthume de ma grand mère. Sa photo est posée en permanence sur l'instrument.
Reste cette émotion intacte quand je regarde cette image, que j'essaie maladroitement  de retrouver sous mes doigts les musiques de ma jeunesse, et que je pense à ce premier piano resté de l'autre côté de la mer.
(https://www.youtube.com/watch?v=J7TNPXwnOXI


PS  pardon d'avoir  usé et abusé des liens 

mercredi 11 septembre 2013

un autre 11 septembre

Au baccalauréat  en 1971 je suis tombé  sur la question du Front Populaire en histoire.
Je me souviens encore de ma  réponse : à cette époque il n'y avait eu que 3 cas d' arrivée démocratique de la gauche au pouvoir : Espagne en 1936, Front populaire  en 1936 et Chili en 1971.
Deux  ans  plus tard, un général prenait le pouvoir au Chili et  Pablo Neruda disparaissait peu après  son ami Salvador Allende.
On peut considérer que  l'élection de François Miterrand en 1981 est une arrivée démocratique de la gauche au pouvoir.
Pour ce qui est de François Hollande, arrivée démocratique certes, mais peut on parler de  "gauche au pouvoir " ?  Quelques mois séparent : "mon ennemi c'est la finance "de "I am not dangerous"....

   -
Ne pas évoquer un autre 11 septembre bien plus marquant n'est nullement  une marque d' indifférence ou d'oubli.(merci à M GB pour la photo de New York)



samedi 17 août 2013

Passer les trois portes...ou pas

En réponse au défi du samedi consigne #259
Il m'était arrivé, il y a bien longtemps, de passer cette porte, en invité, pour partager un café.
Pour diverses raisons, je n'avais pas souhaité entrer là comme initié.
Déjà, sans doute,  mon trop grand penchant pour le désordre...
Mais j'avais remarqué cette sonnette et interrogé mon hôte lequel avait répondu : 

la sonnette ? oh,  simple ornement, elle ne fonctionne plus depuis bien longtemps !

mardi 26 mars 2013

seder


J'ai treize ans
Mes grands parents m'ont choisi moi parmi tous leurs petits enfants pour ce voyage dont je rêvais.
Dès mon arrivée j'ai  eu la certitude que j'étais attendu , que ma place était là .
C'est une évidence, je suis ici chez moi...
En ce soir de pâques je suis seul, mes grands parents sont couchés, je me promène dans le jardin de l'hôtel.
D'une fenêtre  ouverte, montent des chants, je m'approche  pour voir et écouter le groupe de personnes  partageant le repas traditionnel.  Si j'osais, je pousserais la porte et je demanderais à m'asseoir à la place  réservée ce soir là, dans chaque foyer, pour l'étranger. Mais je n'ose pas et je reste dans l'ombre à envier ces familles qui chantent et prient. A cette époque je crois encore que j'ai la foi.
Le voyage se termine bientôt, je suis très malheureux de devoir rentrer et de quitter ce pays qui  a toujours été le mien.
A cette époque je suis persuadé que je reviendrai prendre cette place qui m'attend à leurs côtés dès que je serai adulte et j'en fais la promesse.
Je ne suis jamais retourné, la foi s'en est allée,tout doucement,  l'attachement est resté intact.


Seul ce soir comme il y a tant d'années, je n'ai pas pu partager le repas avec mes parents.
Savoir qu'ils ont partagé ce repas tout seuls me brise le coeur.
Ma Zigmund s'est désolée hier d'avoir raté son harosset à cause de la fatigue.
Nostalgique, je caresse Zigmund chat, en repensant à ma promesse non tenue, à ce rêve brisé remplacé par un autre : celui de vivre librement mon métier de médecin et ophtalmologiste.
z

jeudi 21 juin 2012

Haïm à la lumière d'un violon

pour  la fête de la musique cette video
( longue et triste )... et pour ne pas finir sur une note triste  cette illusion d'optique 

dimanche 22 janvier 2012

Préhistoire du Net


i
Longtemps je me suis couché à point d'heure, regardant des films à la télé, lisant, ou tapotant l'ordinateur.
Il fut un temps où les ordinateurs n'existaient pas...
Puis, quand ils ont existé,  ils occupaient une pièce...
Et Internet ? Dis Tonton Zigmund ça existait Internet quand même ? ...
Pas vraiment....
Du temps où la poste et les télécommunications  appartenaient à tous,  il y avait un truc qui s'appelait Minitel. Ça ressemblait à un ordinateur très moche, pas plat du tout , avec un clavier pourri et avec deux couleurs : noir pour l'écran, et blanc pour les lettres. C'était fait pour remplacer l'annuaire papier mais après quelque temps certains journaux ont ouvert des messageries. Il  y en avait de toutes sortes  mais ça pouvait coûter cher...
A cette époque, je me retrouvais célibataire, et avec des copains on avait trouvé les codes pour entrer sans payer  sur la messagerie du journal libération.
C'était comme un fesse bouque mais en bien plus lent,  pas question d'images, et on y rencontrait le pire comme le meilleur. Sur la page d'accueil, s'affichait la liste des "connectés" où je repérais mon  propre pseudo  "Wolfgang" suivi de mon numéro de département  XY.
J'y passais des soirées entières...
Une nuit, vers 4 heures du matin,  je me suis réveillé en sursaut. La maison était vide,  très vide, même le chat  (Wolfgang) était parti en vadrouille...
J'ai d'abord tenté de me recoucher et de me rendormir...impossible
Puis j'ai allumé la télé...bof ! , mis un film dans le magnétoscope mais impossible de me concentrer...j'en tremblais de rage.
Pour la première fois de ma vie je testais l'insomnie, la vraie, celle pour laquelle les patients mendient un traitement. Moi qui avais toujours traité  ce type de demande par un mépris ou une incompréhension (sans l'exprimer bien sûr), moi qui pensais sans pitié des trucs comme "yzonka", c'est pas grave, c'est du temps gagné pour lire, yaka s'occuper et le sommeil reviendra, je comprenais enfin  et je tombais de haut ...
Alors après plusieurs tentatives, j'ai allumé le Minitel et j'ai fait le code du serveur à la recherche d'une voix amie dans la nuit.
Sur la page de garde s'affichait un seul et unique nom : Wolfgang XY et mon message qui tenait en ce seul mot : "insomnie".
 J'ai attendu un peu, puis j'ai écrit comme on lance une bouteille à la mer : "ben alors où vous êtes passés ? "
Dans mes pires cauchemars,la  fin du monde ressemble à ça ...


lundi 2 janvier 2012

in memoriam


Yann avait débarqué un beau jour d'été  dans notre groupe d'amis.
Son regard  dur et glacial  le rendait plutôt antipathique.
Sans emploi fixe, il  vivait dans un taudis. 
Je me souviens que certains, paranos, avaient suggéré que ce pouvait être un "indic", hypothèse rapidement balayée, et, de toute façon, nous n'avions rien à cacher.

samedi 24 décembre 2011

les deux diamants

Ce jour là, il pleuvait sur Saïda, la capote de la voiture décapotable prétée par un ami pour l'occasion a refusé de fonctionner, donc Pa et Ma Zigmund ont du se marier trempés. Bien sûr tout le monde autour a du essayer  de les consoler en répétant le classique :"mariage  pluvieux =mariage heureux".
De Saïda je n'ai que peu de souvenirs :   je retrouve l'ambiance du magasin de mes grands parents quand je regarde les échoppes de tissus autour du marché Saint Pierre à Paris.
La maison de mes grands parents était chaleureuse j'y retrouvais mes cousins, j'entends encore ma grand mère chanter "j'ai deux amours" de Josephine Baker.
Il y avait une piscine avec un petit toboggan  : j'ai le cuisant souvenir d'avoir déchiré mon slip de bain sur une aspérité de ce toboggan traitre, et avoir honteux supplié une cousine de me chercher un couvre fesses.


Aujourd'hui Pa et Ma Zigmund poursuivent leur route ensemble. J'aurais voulu emmener Ma à l'opéra, mais quatre hospitalisations en urgence l'ont fatiguée...
Die Zauberflöte n'est sans doute pas son opéra préféré mais si elle passe ici elle comprendra  mon choix.

Quant à Pa, ses préférences vont au cinéma donc les deux extraits sont plutôt  pour lui.

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Chers vous deux, je ne suis pas bien loin, dès que Ma sera rétablie, nous fêterons dignement l'évènement.
Je vous souhaite de poursuivre  cette route longtemps et en bonne santé, je vous souhaite des découvertes et des émerveillements. 
Chers blogamis, si mes passages chez vous se font discrêts, si mes commentaires se font rares et si mes réponses à vos commentaires sont tardifs c'est entre autres du à la santé de Ma Zigmund mais il y a aussi une célèbre table dont je parle moins mais qui est toujours bien là. Pas de lien pour éviter de rendre malades Pa et Ma...
J'allais oublier : Mimosa de "viva la révolucion" vient d'avoir en avance son cadeau de Noël : une petite Léonie il aurait probablement préféré un tracteur à pédales.
Et puis C'est l'anniversaire de Pa Zigmund qui a la coquetterie de ne pas compter ses bougies ...

Comme cette année ça tombe quasi en même temps :  joyeux Noël  ou joyeux Hannouka à tous !


--(merci et bon noël à Lygoma qui m'a fait connaitre ce dessin (issu je crois du quotidien du médecin)--





Z


samedi 22 octobre 2011

Jour de gloire


Jules et Jeanne ont une petite fille en CP  Marion. 
Ce sont des parents normaux, gentils, attentionnés mais  un brin bohème  et souvent dépassés par les évènements.
Or l'institutrice de Marion lors d'une réunion "parents-profs"  a exprimé  son désir de voir arriver les enfants à l'heure le matin, et elle  a ostensiblement regardé  dans la direction de Jules et Jeanne  qui ont piteusement baissé la tête( il est vrai que Marion est très souvent en retard).
De retour à la maison, les bonnes résolutions sont prises : on se lèvera plus tôt , on  va s'organiser au mieux pour que la petite arrive à l'heure, voire en avance, plus question d'avoir  la honte.
Ce jour là, ils ont fait sonner le réveil une heure plus tôt : réveil de Marion,  douche , habillage, petit déj', brossage de dents et ...en route .
Fiers de leur "timing " parfait, ils traversent  le village,tête haute,  encadrant Marion qui porte son cartable sur son dos. Ils s'étonnent un peu que les rues soient désertes...
L'école est  fermée, on est le 11 novembre...
  

lundi 29 août 2011

le frigo des mots


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 Le frigo de l'Escale est à l'image du reste de la maison : un vieux fouillis que d'aucuns trouveront sympathique et que d'autres jugeront bordélique.
 
Pas question d'enlever un seul des magnets  ou des objets posés dessus. Chacun a une histoire, une justification...petite énumération :
-masque de tigre du  nouvel an chinois 2010.
-un stylo en forme de maïs offert par un labo (lequel ???...m'en fous !)
-le sticker carré de "espace sans foot, la coupe est pleine " que nous n'avons jamais osé exposer à l'extérieur  de peur de nous faire caillasser.
-une étiquette  prise dans un abattoir portant cette  mention mystérieuse : "halal 15%"
-monstres des mers (robin des bois)
-une photo de nos chats précédents (Wolfgang et Zoé)
-un mouton  magnet  rapporté d"Ecosse qui fait entendre une musique épouvantablement fausse quand on appuie dessus...
-et bien d'autres magnets glanés lors de nos voyages...
le frigo de nos amis est orné d'un seul type de magnets : des mots tous différents  qui permettent de former des phrases, étonnantes, tendres ou amusantes. C'est un jeu agréable qui nous a séduits.

Nous envisageons de faire une place sur notre frigo pour ce genre de magnets mots
Et vous ?
A quoi ressemble votre frigo ?

z

mercredi 15 juin 2011