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mercredi 30 septembre 2015

voyage en septentrion fin

 Je  descends la rue Ticherlei : à ma droite des HLM, à ma gauche une cité étudiante
Puis je passe devant le restaurant que j'ai surnommé la fabrique,
je traverse le mini parc en jetant un coup d'oeil à la maison au vitrail rond  puis au mur peint.


J'arrive dans la rue des restaurants, j'en profite pour reprendre des photos de la maison de Pan

je jette un coup d'oeil désolé aux petites rues que je n'aurai pas le temps d'explorer.
Puis la route se poursuit le long de la rivière . La lumière est différente, je prends encore des photos parce que comme disent les djeun's, c'est " trop beau".
Une petite tape sur le crâne  du porteur de coupe et un salut à l'oiseau-couverts.
Je traverse  en speed la place du château et me fraye un chemin  parmi les touristes  qui grouillent sur le pont : tiens ils se mettent à y accrocher des cadenas aussi !
 Je  m'arrête un moment sur le port chez mon bistrotier acariâtre qui dépose sur ma table  mon arabica  et me regarde déchiffrer les titres des journaux en flamand.
La dernière journée est consacrée au tourisme classique la cathédrale avec l'agneau mystique et cette chaire impressionnante où le sculpteur voulait représenter le serpent de la genèse. Comme il n'avait jamais vu de serpent ça donne ça :
 Le programme est dense  : pas le temps pour la sieste.
Avant de quitter la ville  je découvre les forêts de vélos autour de la gare.
 
J'espère que je pourrai revenir un jour.




samedi 26 septembre 2015

voyage en septentrion suite

    Puisque nous sommes en Belgique : honneur à mon ami le Chat  de Geluck .
Et puis cette vidéo du Bloc* concernant le financement des syndicats médicaux. Parce que même en voyage  je ne lâche pas la lutte.

Voilà
on continue la promenade dans la ville après une halte dans un bistrot : les touristes sont en terrasse le long de la rivière ; j'ai choisi de braver  l'humeur du patron bourru et de m'installer à l'intérieur avec les habitués pour mon café matinal....
 

 
  



PS  un syndicaliste nous a conseillé de prendre une agence de com pour notre lutte contre la loi santé .
les syndicats non signataires donc non subventionnés et l'UFML (qui  est une association) ne peuvent se permettre ce genre de dépenses. Je trouve que le Bloc  et l'UFML se débrouillent  parfaitement bien sans agence.
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jeudi 24 septembre 2015

voyage en septentrion


 



 







Les gares ont souvent  quelque chose de sinistre, d’angoissant, mais aussi d’exaltant.
C’est le point de départ de mon voyage au pays d’Adrienne et de Walrus.

 Sur des nuages on a déposé des sculptures : certains ont l’air d’anges, d’autres exhibent leurs fesses. Il est impossible de les étudier tranquillement, car on est sans cesse sollicité par des « tapeurs » tous styles.
Puis c’est un train assez ancien mais confortable, qui traverse des zones d’habitation délabrées et tristes même sous le soleil. 
D’après mes compagnons de voyage, ici les trains, c’est le foutoir depuis une quinzaine d’années  (ils les ont vendus aux chinois ou quoi ?) : effectivement, alors que ce  train était  supposé être direct, nous sommes invités à changer de train rapidement sans explication.
Ma chambre chez l’habitant est minuscule mais l’accueil est très sympathique  et je crois que je vais me plaire ici.
La langue est un problème : tout est en flamand et je n’ai pas trouvé de petit dictionnaire ; habituellement j’en achète un, histoire de faire l’effort de dire quelques mots. (Non je ne m’abaisserai pas à parler anglais)
C’est embêtant pour le restaurant,  au moment de choisir son plat sur la carte. Pour l’instant j’ai testé un curry de crevettes délicieux (mais plus  thai que flamand), mais j’ai choisi la bière locale qui est bonne.
 
Très vite, la connexion internet s’est mise à faire des siennes, malgré le code aimablement fourni par mes hôtes, la box me déconnecte au beau milieu de mon travail ce qui me met en rage.
Mon téléphone habituel est  hospitalisé en soins intensifs chez le fabriquant, celui qui m’a été prêté est une daube innommable qui refuse de me laisser téléphoner hors du pays.
Me voilà  donc coupé du monde ou quasi.
La ville n’est pas très grande, néanmoins mes repérages sont  compliqués, les plans sont difficiles à lire et pas question de g**glemap.
J’ai fait une tentative de repérage à vélo,  mais le vélo prêté par mes hôtes était un brin déglingué et je suis tombé après à peine quelques mètres.(la honte intégrale).J’ai donc remis le bidule à sa place et j’ai continué à pied.
 

Pour un "méditerranéen" comme moi, cette ville est carrément fascinante malgré la grisaille et l’aspect austère de certaines façades.
Je  prends mes marques, j’admire, je m’étonne, je mitraille à fond le beau comme le moins beau ; j’essaie de comprendre,  voire d’imaginer un exil par ici pour 2017 ! (pour le cas où la blonde viendrait au pouvoir, et à condition d’apprendre la langue bien sûr et en gardant à l’esprit qu’ici certains disent bien pire qu'elle).




 Non, malgré le charme et la beauté du lieu, ma place définitive n’est pas ici, on arrête le délire.
Néanmoins  je suis séduit  par le dédale des rues, ces façades ouvragées au bord de la rivière, les bistrots  confortables,  accueillants  qui ont un petit air de pubs anglais, et bien sûr  la gentillesse des gens rencontrés.
  
Les deux jours qui suivent seront consacrés à la visite de la ville en groupe. Il y a assez peu de touristes ; ce sera différent de ces journées de repérage solo où j’ai tenté de me fondre (silencieusement) dans ce paysage quelque peu irréel.
 
 


Dernière minute : 
Pas de bol marisol, leicher,  ortiz, et maniaques du stylo compulsif,  j'ai retrouvé une connexion internet et je compte bien m'en servir pour diffuser  au maximum cette vidéo qui n'a qu'un rapport lointain avec ce voyage.
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samedi 19 septembre 2015

Mea culpa par le docteur Jean Marc Fauché



Dans ce post je  souhaite  diffuser cette lettre d'un médecin de Guerande le docteur Jean Marc Fauché rendue publique sur face book. (il vous faudra des lunettes car je n'arrive pas à agrandir le texte )
Certains verront le lien avec ce texte  du site de l'UFML.
 Je n'ai rien à y ajouter sinon des remerciements à ce confrère pour l'avoir écrite.

dimanche 13 septembre 2015

La Marche de la Santé pour tous 11-12-13 septembre


 











"Nous partîmes cinq cent mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port 
Tant,  à nous voir marcher avec un tel visage
Les plus épouvantés reprenaient de courage."
(le Cid -Corneille Don Rodrigue  acte IV scène 3)


 Pendant 3 jours, médecins, soignants et patients ont marché de Châlon sur Saone à Château -Chinon pour dire NON à la loi de santé. 

 





 
  





Comme la radio et la télévision ont été plutôt avares d'informations sur cette marche, j'ai souhaité diffuser quelques images marquantes de cet événement.*
Heureusement qu'il existe une presse régionale !

JSL édition Châlons du 13 septembre
-France 3 régions France TV info : Les médecins libéraux marchent pour dénoncer la loi sur la modernisation du système de santé  

pour suivre pas à pas  le déroulement de ces 3 jours  

-la marche
-Site de l'UFML 

La suite  c'est à vous de l'écrire 

 
* images  de la page face book UFML

Motivés - zebda par seb_STXV






mercredi 9 septembre 2015

Déplaque ou sauve qui peut ?

  
C'est mon copain genou des alpages  qui a commencé ... ou s'il n'a pas été le premier c'est celui qui m'avait le plus impressionné.
Genou était un bosseur,  il savait quasi  tout faire tout seul (sutures radiographies) vu que dans ses alpages, les déplacements vers la grande ville c'était pas simple.
Sur ce billet final, il avait eu beaucoup de commentaires et je lui avais écrit un post en réponse.
Récemment c'est Fluorette qui a annoncé  avoir pris la décision de l'exil.
Et récemment une généraliste de Pontarlier  qui  a décidé de déplaquer après 15 ans d'installation.
Ce ne sont que des exemples, les plus médiatisés.

Dans les réunions de médecins les mots déplacage, retraite anticipée ne sont plus des gros mots.Il y a 15 ans, personne n'aurait osé les prononcer.
Aujourdh'hui, il ne faut pas tendre l'oreille longtemps pour entendre des "si la loi santé passe, je m'en vais " avec des variantes :
-à l'étranger pour les heureux frontaliers ou ceux qui ont la fibre migratoire.
-en secteur3 pour ceux qui n'ont plus trop d'années à tirer. En ophtalmo c'est une possibilité, vu la démographie en chute libre. Après tout, lâcher 50 ou 80 € non remboursés à l'ostéopathe, le naturopathe ne semble pas gêner les patients bobos pro tiers payant, alors pourquoi pas pour une consultation correcte d'ophtalmologie ?   
-en retraite pour ceux qui peuvent et qui auraient bien rempilé quelques années si la loi santé n'avait pas pointé son  vilain nez.
-en salariat pour les plus malins ou débrouillards.
Dans ce concert de départs annoncés ou fantasmés, quelques voix font entendre leur partition perso,  reflet de leur engagement ou désengagement syndical.
J'ai déjà eu l'occasion de jouer ma cadence, j'ignore encore quelle sera  exactement ma décision si la loi santé est appliquée. Mais j'y réfléchis très sérieusement.
http://lerhinocerosregardelalune.blogspot.fr/2015/03/sur-le-net-ca-demarre-par-cet-article.html
Tous les jours en sortant de mon cabinet, je jette un coup d'oeil à ma propre plaque... "toi ma vieille, tu n'en as plus pour longtemps ..."
La vraie question est : quand ?
Je n'ai pas d'associé à ménager, je commence à sous entendre un au revoir à mes patients, je couve d'un regard triste mes appareils ...(c'est c... de s'attacher ainsi aux objets presque autant qu'à mes patients).
Ce sera un nouvel exil, idée traumatisante,  c'est à moi seul de faire face comme je l'ai toujours fait. Je suis un (vieux) grand garçon.
Pour tous ceux qui envisagent de déplaquer, le lien avec la loi santé avec, dans son sillage, le climat anti médecins entretenu par les médias, la ministre et ses sbires est soit évident, soit suggéré.
Mais ça ne semble pas vraiment  poser problème...
puisque beaucoup de médecins  travaillent nez dans le guidon sans se poser de questions... 
puisque les jeunes (qui, rappelons le, ne sont que 9%à s'installer en libéral) rêvent des maisons de santé pluridisciplinaires  clefs en mains qu'on leur a vendues comme LA solution... 
puisque ceux qui ne font pas de vagues lisent prescrire comme d'autres lisent télérama...
puisque la majorité du troupeau continue à chanter "tout va très bien madame la marquise"...
puisque nos soit disant syndicats se découvrent soudain résistants contre une loi qu'ils ont initiée.. 
Peut être suis aussi aigri que mon ennemi préféré doc du 16 qui malgré une analyse voisine, prend son pied en tirant à boulets rouges sur l'UFML,  mais je supporte de moins en moins bien  ce climat de suspicion ("vous allez prendre les patients en otage") ou de bien pensance sirupeuse (" oui mais moi, je fais de la bonne médecine").
Si je prends ma retraite avant l'heure je m'engage à utiliser la plus grande partie de mon temps libre à lutter contre la loi santé, à désigner régulièrement les responsables et coupables de la destruction de la médecine de ce pays et à relayer encore plus (si c'est possible) les messages de l'UFML. 
 Allez, lâchons nous un peu !  -