vendredi 27 décembre 2013

Rouah / souffle de vie

Ecrire est difficile.
 Ecrire m'apaise un peu.
Parler n'est pas une option envisageable.
Je savais que ce moment arriverait où l'angoisse ferait suite à l'inquiétude.
Ma va mal, très mal,  même si elle est en de bonnes mains, et que le médecins se montrent  moins pessimistes que moi.
Pour fêter les 93 printemps de Pa, nous avions apporté une bouteille de Jurançon  et Ma en a goûté un fond (une cuillerée  à soupe).L'infirmière, prête à râler, a finalement souhaité un bon anniversaire à Pa.
C'est aussi leur anniversaire de mariage.



Amis virtuels ou réels, merci de vos mots de soutien et pardon si je tarde à y répondre ou si j'y réponds  brièvement.
Je vais retourner au travail, mais garder des moments pour aller voir mes parents.
Il est probable que je continuerai à envoyer la #baguette des #nantis car, pour l'instant, la colère, intacte m'est un  moteur.
Et si je manque de l'envoyer, d'autres prendront le relais et je les en remercie d'avance.
Certains diront que j'ai mieux à faire...Je ne trouve rien d'autre.
Je laisse la prière aux croyants.
Ecrire est ma seule arme face à l'effroi glacé qui m'envahit. 


mardi 24 décembre 2013

finalement le classicisme c'est très surfait ...


Depuis plusieurs années, Noël se passe traditionnellement à l'Escale.
C'est d'ailleurs l'une des seules occasions où, "le couteau sous la gorge", je dois impérativement ranger la fameuse table  avec laquelle je vous bassine depuis l'ouverture de ce blog.

lundi 23 décembre 2013

Juste avant Noël

Ca fait plusieurs années que je n'aime pas Noël.
Bien sur, nous avons plaisir à recevoir nos enfants, quelques membres de la famille et quelques amis.
Mais =>>> déjà, horreur,  il faut que je range la Table
En dehors de ça, Noël me déprime : cette ambiance de fête obligatoire, cette fièvre acheteuse, et la difficulté d'exprimer certains sentiments autrement que par des cadeaux qui sont parfois refusés.
Pour Ma j'ai déposé un livre à la maison avec l'espoir qu'elle revienne et puisse critiquer mes choix comme elle le fait si bien quand elle est en bonne santé.
Pour Pa dont c'est aussi l'anniversaire j'ai déposé un DVD et un bouquet de chocolats.
 A ceux qui demanderont : "et  son diabète  ?" je répondrai par l'argument dit "des marchands d'armes" : mes chocolats ne sont pas les seules sucreries qui traînent dans la maison. Et puis il est tellement préoccupé qu'il n'a rien vu...
Pour lui changer les idées, j'aurais voulu pendant mon séjour l'emmener faire un tour en ville et admirer avec lui les illuminations de Noël mais j'ai eu droit à un refus catégorique.
 Je me souviens de nos Noëls à Vichy  où nous nous entassions à 13 dans un petit 2 pièces, quand mes grands mères et mes tantes nous entouraient d'un amour, certes  parfois étouffant, mais sincère etconsolateur ..
Il y a eu des Noëls de mon ancienne vie, au Mans, où les incroyants préparaient le chocolat chaud pour  le retour de messe de minuit des croyants, dans de lourds bols en terre cuite émaillée d'un rose improbable. Sur la table, il y avait aussi  des petits anges qui tournaient sur des bougies en faisant tinter des clochettes. j'étais le seul à aimer ce mobile agaçant ...
Puis il y a eu les Noëls  près de Coucy le Château avec  cette grande tablée chaleureuse qui réunissait toute la grande famille de Gabrielle.
Après l'exil de Johnny et Vonvon, les retrouvailles ont eu  lieu traditionnellement à l'Escale autour d'un ficus décoré dans la salle cheminée (celle dont je dois ranger la Table sous peine de sévères représailles) Nous voilà propulsés dans le camp des grands parents. J'aurais voulu que Pa et Ma se joignent à nous mais ça n'a pas été possible.
Il me reste demain soir au retour du boulot pour ranger cette maudite Table ou mardi matin, dernier carat.
L'autre table vient de se voir offrir une nouvelle nappe bien plus sage que les précédentes . Je vous laisse juges.

Ce Noël est différent, dominé par l'hospitalisation de Ma et notre inquiétude à tous.
Je voudrais tant que revienne la lumière...
     



jeudi 19 décembre 2013

tentatives de zénitude

J'avais imaginé que la gestion de la maladie de Ma serait  au premier plan...Je me suis partiellement  trompé.
Ma va un peu mieux c'est vrai, elle est sortie des aquariums pour une chambre normale.
Si je ne suis pas seul à voir et entendre la dyspnée*, je suis seul à en imaginer le lien direct avec l'insuffisance cardiaque dont je mesure la difficulté de traitement.**
Lorsque je suis arrivé, après m'être perdu  dans ma propre ville de fac et avoir subi les embouteillages, j'ai à peine réussi à parler, tant on m'a assailli de questions suivies d'affirmations diverses.
Ma serait bientôt sortante, cette nouvelle non confirmée a compliqué les choses car d'un point de vue médical Ma n'est absolument pas en état de rentrer à la maison ou alors en hospitalisation à domicile, ou alors en prévoyant un retour aux urgences dans les jours qui viennent. Si l'info de sa sortie possible est vraie, ça  signifie que mobiliser un lit de service de cardio 4 jours après un OAP chez une personne âgée, serait abusif et non rentable dans une structure privée.(dans uns structure publique je suppose qu'on aurait choisi la solution gériatrie.)
Donc en dehors du problème purement médical, il va falloir gérer les suites, les aides et ça c'est difficile  quand on a un papa âgé mais assez en forme, autoritaire,têtu,  paniqué (mais qui se ferait couper en morceaux plutôt que de lâcher prise) refusant à priori toute aide puis la réclamant quand même tout en disant "non" à chacun de mes débuts de phrase.
 Je laisse les éclats de voix à mon frère, les miens -si j'en étais capable autrement que par écrit- seraient inefficaces.
La vie à la maison en est l'illustration : Pa a du mal à intégrer qu'à 60 balais, je suis un grand garçon, que je vois et conduis mieux que lui la nuit dans la ville (je n'ai pas avoué que je me suis perdu hier pour ne pas aggraver mon cas), qu'en tant que toubib (même si mes études de médecine remontent à 35 ans ***) je maîtrise parfaitement la marche à suivre pour des négociations calmes et apaisées avec les soignants pour les suites ou les renseignements médicaux (déjà, je laisse parler mes interlocuteurs sans les interrompre, ce qui en général est un bon début dans une négociation****) 
Donc, malgré quelques divergences d'opinions (***** ) je savoure pleinement  ce tête à tête avec mon papa que j'ai pour moi tout seul. Je veux espérer que ce tête à tête lui fait du bien et le rassure. 
Cette vidéo pour remercier  tous ceux qui ont laissé des messages de soutien ici et sur twitter.-------



* c'est à dessein que j'utilise le terme médical et que la police de caractères est ici diminuée.
** entre 5 et 12 cp à dispatcher à chaque repas je crois. 

**** au risque de rester silencieux, je n'interromps jamais un interlocuteur ; ou alors je ne discute pas du tout : les exemples du moment sont retranchés au ministère de la santé ou dans les syndicats médicaux signataires de l'avenant 8
***** je refuse de dormir volets fermés sinon j'étouffe, 
je hais le micro ondes,
 j'aurais voulu emmener Pa au resto, ou voir les illuminations de la ville, ou faire les courses  pour qu'il se change les idées,
 j'aurais voulu l'aider à gérer sa messagerie mail qui l'angoisse par son trop plein de power points jolis drôles, et combien chronophages qu'il a plaisir à me transférer quand tout va bien.
il y a peut être un programme un peu plus enthousiasmant que "l'instit" à la télé pour un cinéphile  comme lui...
et j'oubliais  déconnecter la life box pendant que je suis en pleine partie de go sur internet j'ai pas aimé ...
     


mardi 17 décembre 2013

retour en apnée

Voilà
Ma Zigmund est de nouveau hospitalisée dans un état grave.
Pendant quelques jours, je vais laisser tomber la lutte ...
Que valent les conneries de nos dirigeants  sociaux traitres face à la santé de ma maman ?

dimanche 15 décembre 2013

dimanche soir

               A quoi pense t'on le dimanche soir quand on a passé la journée entière à sa table :
-à la #LoiConso de Hamon qui, sous prétexte de faciliter la vente de lentilles ou de lunettes sur internet, va nous amener plein d'abcès de cornée ou de pathologies négligées ? Elus de tous bords qui voterez cette loi nous informerons nos patients des dangers que cette loi fait courir à leur santé visuelle et vous serez responsables et coupables. 


-à la grève initiée par le collectif de mars pour la semaine du 17 au 21 mars dite santé morte et aux mardis sans télétransmission ? 


- à Ma Zigmund qui a testé un mélange explosif dans ses médicaments et a failli y rester ?
-aux cadeaux de noël qui sont là, prêts à être emballés dès que j'aurai rangé cette foutue table ?
-à madame Arthrose qui vient de s'attaquer à mon poignet droit, et à la parodontite (saison 2) qui m'a sauté dessus et que je soigne par le mépris par un coton imbibé d'anisette en attendant de supplier le dentiste de me donner un rendez vous ?
-A fils n° 1 au chômage, à fils n° 2 qui va changer de travail ?
-A l'eau dans le gaz dans un couple proche qui nous éclabousse et nous fait mal ?
-A  M passée en soins palliatifs qui ne m'a pas reconnu au téléphone, même quand je lui ai dit mon nom ? (il m'a fallu plusieurs heures avant d'avoir le courage de composer son numéro)
-A tout ce qu'il reste à faire alors que le week end est déjà fini ? : 
  - papiers à retrouver à photocopier 
 -les "chers confrères"  attendront encore
 -les comptas jamais terminées
 - les  vérifications des règlements sécu ça prend un temps fou et ce sera pire si le tiers payant généralisé passe ce sera sans moi 
-de ce week end déprimant sortent quelques points positifs
- ma cousine Myriam va un peu mieux  et avait une  "bonne voix" au téléphone           
-Iris-matoute s'assagit un peu, charme tout le monde  et s'entend mieux avec Zigmund-chat Pour les photos des 2 matous côte à côte faudra patienter encore un peu
 - et j'ai pu aller au cinéma 

 

cette photo de la Table  est truquée puisqu'elle date de l'an dernier 
bientôt c'est promis  la photo non truquée.  
avant le WE j'ai aussi vu  et 
j'envisage de me remettre au tir à l'arc ça me détendra ! 

un peu de musique : 


mercredi 11 décembre 2013

casus belli #Loi conso : la guerre des pupilles

             
Dans le cadre de  la  loi conso, dont nous ophtalmos avons  déjà dit  les dangers 
-casus belli 
-lettre ouverte à mst (1)  par quatre professeurs en ophtalmologie 
un sénateur :  marc  simoncini (1-1bis) souhaite obliger les ophtalmos à inscrire les écarts inter pupillaires sur l'ordonnance.

lundi 2 décembre 2013

l'art de la guerre stop ou encore ? collectif de mars



 
        Avez vous remarqué qu'aujourd'hui 2 décembre certains médecins sont en grève ? Remarquerez vous que dans la semaine à venir ces mêmes médecins et quelques autres stopperont toute télétransmission ? ( pardon les arbres !)
Non ? 
Nous ne sommes pas assez visibles dans les médias : les transporteurs routiers ratent leur coup : on en parle aux infos ;  on relaie aussi la colère des centres équestres.
 Rien sur les ondes ou à la télé sur cette action : c'est silence radio.*
Le collectif de mars qui réunit médecins et soignants s'élève (selon moi) : 
- contre des honoraires S1 non réévalués depuis plus de 10 ans et la désinformation entretenue par mst, les médias, les mutuelles qui mettent depuis plus d'un an dans le même panier  quelques gros dépasseurs célèbres et les médecins S2 qui ont eu le droit de fixer librement leurs honoraires avec tact et mesure et de les réévaluer progressivement pour faire face à l'augmentation de leurs charges
- contre les insultes des assureurs qu'on nomme "mutuelles" 

- contre les amalgames : dépassement d'honoraires=lunettes, dépassement d'honoraires = prothèses dentaires.
(tiens ils n'ont pas encore pensé à accuser de dépassement les ORL pour le prix des prothèses auditives ?)

 **

     http://www.dailymotion.com/playlist/x1udkj_ucdf_depassements-honoraires/1#video=x15bd87

 - contre une ministre de la santé déconnectée de la réalité et contre les syndicats médicaux qui ont livré  la médecine libérale à la finance et sont prêts à nuire encore plus avec le tiers payant généralisé. 




 A l'heure où j'ai écrit ce texte, j'attendais le relais médiatique du  rassemblement du collectif de mars devant l'Hôtel Dieu à Paris.
Sans doute sommes nous trop peu nombreux, trop calmes, trop polis, trop prudents (normal, nous sommes médecins).
 Sans doute les médias ont mieux à faire que de s'occuper de ces "nantis" qui tentent d'alerter l'opinion, ils oublient que ce sont ces "nantis corporatistes" qui les soignent/ les soigneront, eux et leurs familles.
Et devant ce silence radio je me repose la question : stop ou encore ?   


 Tous les joueurs de plateau (Echecs, dames, go)   intègrent  à un moment de leur apprentissage des notions de stratégie et certains vont jusqu'à se plonger dans l'art de la guerre de Sun zi pour progresser.
Ce n'est certainement pas à moi, dont le niveau  au go stagne lamentablement depuis des années, de donner des conseils en matière de stratégie à ceux qui nous défendent vraiment.
Nous sommes nombreux certes, mais sans doute pas assez ; nous sommes peut être encore une fois à contre temps, mais quel que soit le moment choisi, il n'a jamais été facile pour nous d'être  visibles et entendus.
Patients, quelle importance l'avenir de la médecine pour vous ? à côté de la grogne des transporteur routiers, des centre équestres, de l'ouverture des magasins le dimanche, ou des manifestations en ukraine ?
Chers confrères non grévistes, quelle importance accordez vous  à  l'évolution de votre exercice, aux contraintes administratives supplémentaires qu'on vous prépare en douce (le tiers payant généralisé,) les insultes des ténors médiatiques et politiques ? 
Faut il arrêter de défendre ceux qui n'ont nulle envie de bouger ?
Je me pose des questions sur les stratégies à mettre en place, à titre personnel : laisser faire ? ne plus cotiser à un syndicat signataire ? revoir à la baisse mes contrats de complémentaire santé ? arrêter  ou diminuer significativement la télétransmission ? relayer certains messages de  l'ufml  sur fb ou twitter ? passer en secteur hors convention  à quelques mois de mon départ en retraite ?
Les forces en présence sont disproportionnées : en face ils ont le nombre (les médias, les syndicats horizontaux, les médecins "tête dans le guidon" et l'argent beaucoup d'argent,  car  si nous sommes des "nantis" eux ils sont carrément blindés. C'est avec cet argent qu'ils nous insultent par leurs publicités consternantes.



-C'est avec cet argent qu'ils portent plainte pour dénigrement  contre le SNOF pour avoir osé informer ses patients qu'ils pouvaient choisir leur opticien.



        ---  En d'autre temps,  des gens peu nombreux  ont su tenir tête et gagner des batailles contre des gros balèzes, mais "ça c'était avant ! " 

Joyeux Hannouka !

*voici le relais sur le site de l'UFML 
** qu'est ce qui est plus difficile à payer les 50 ou 80€ d'un ophtalmo S2 ou les 1000€ de vos lunettes progressives ? 

samedi 30 novembre 2013

collectif de mars ufml

Le 2 décembre 2013 :  Fermeture des cabinets médicaux 
pendant la semaine du 2 au 7 décembre arrêt de toute télé transmission.


Un rassemblement aura lieu devant l'Hotel Dieu avec camion sono, et tente dressée .

 Le Collectif de Mars donnera une conférence de presse à partir de 14 heures à "La Bouteille d'Or " 9 Quai Montebello, Paris 5ème .

La presse sera largement représentée : I telé groupe Canal plus, BFM, le Figaro, Europe 1, AFP, RMC info , France info groupe France Inter ( par téléphone ), apm, hospimedia, le Quotidien du Médecin, Panorama, Egora , l'Opinion...


Par la voix du Collectif, nous allons exprimer notre colère, dénoncer les offenses faites à la Santé et, face aux tentatives de démantèlement de notre système de soins, présenter un front uni de professionnels de terrain déterminés à dire NON et à mettre en actes ce refus.
Rejoignez nous, ce Collectif, c'est chacun d'entre vous, c'est nous tous.



prenez le temps de lire ce texte long mais particulièrement juste du docteur Isabelle LeCloarer Luck 


lundi 25 novembre 2013

bref interlude

 le temps se rétrécit 
le retard pour les "chers confrères" devient impressionnant 
même les remises de chèques prennent du retard 
En dehors de mon travail qui me comble toujours 
je me  sens vieux, dépassé, inefficace

Quant à la Table ... je n'ose insérer une photo au cas où Pa Zigmund hasarderait  un oeil ici. (Je n'ai pas le choix  : il faudra qu'elle soit vide d'ici Noel.) 
Mes passages sur vos blogs se font à grande vitesse et silencieusement.
Je reviens bientôt ...encore besoin de vacances ...
-


mercredi 20 novembre 2013

des fauves et des hommes

ce matin :  cette info trouvée dans le  plus du nouvel obs qui m'attriste et me désole :
http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20131119.OBS6034/elle-abat-un-superbe-lion-une-petition-veut-la-bannir-du-pays.html
 de cette info, je ne retiens que la peine ressentie devant cette bête magnifique abattue, et j'ai  du mal à faire taire une bouffée de haine pour cette p*tasse souriante.


J'ai toujours aimé les lions et les tigres. Ils me fascinent. Je me suis rêvé dompteur de lions et j'ai vu et revu le film de Beneix .
 Quand des malades mentaux
prennent leur pied en abattant un  lion  gratuitement et posent  triomphalement en chevauchant la dépouille, dans un fantasme mal placé de virilité et de  domination,  d'autres doux dingues les caressent, les grattent, les embrassent, et font la même chose avec les tigres.(je sais, il n'y a pas de tigres en Afrique). 
Ce billet est dédié à Fluorette qui aime les lions et qui m'a semblé attristée par cette information. La mort de ce lion c'est comme si j'avais perdu un ami lointain.
---



mardi 12 novembre 2013

l'auberge espagnole live : suite et fin

Le retour est difficile
Notre avion s'est posé dans la pluie et le froid.
J'aurais voulu rester,  ne plus quitter cette ville que j'avais dédaignée il y a longtemps.

   
Après une visite au parc Guell, un passage devant la Pedrera et la Casa Batllo,  nous sommes retournés sur le port pour un dernier coup d'oeil à la mer, puis nous avons fait un dernier tour dans Gotico et Raval. Une dernière cervesa sur la plaza Real...


Le bruit incessant de la rue me manque, j'ai aimé ce brouhaha en diverses langues, ces rires qui accompagnaient nos rêves toute la nuit. Parfois, je me réveillais à moitié, et j'avais envie de m'habiller en vitesse pour me mêler à cette fiesta, mais je me ravisais, en me rappelant que ce n'était plus de mon âge ;  j'avais oublié combien j'aime qu'il y ait du bruit dans la rue, et  tant pis si c'est ininterrompu ; vrai, ça va carrément  me manquer.





Au musée Picasso, j'ai découvert les toiles de "jeunesse" du peintre, celles qu'on ne lui attribuerait jamais, des "classiques" étonnantes, des études à partir de toiles hyper connues  de Velaquez. Les photos même sans flash étaient interdites.
Justement, pour les photos, j'ai vraiment déliré sec, et voilà que je me retrouve aujourd'hui avec 1300 photos à classer ! 
Quelques unes iront sur l'album google  le lien est là, et  j'ignore s'il fonctionne 
ll faut dire que la ville en valait la peine.

Et, me direz vous, comment peut on oser faire un post sur Barcelone sans évoquer la Sagrada familia ? Bien sûr  c'est superbe : à tel point que Jako athée et  mécréant notoire disait être  à deux doigts de se convertir. 
(je vous présente le bassoniste de la façade les autres photos sont dans l'album)


 Je "redescends" doucement une partie de moi est restée là bas ... Avant d'accepter de monter dans l'avion j'ai englobé du regard ces collines au loin que je savais plantées d'oliviers, d'agaves, de cactus, en  me promettant de revenir.
Et puis, pendant  le bref survol de la ville, le vieil enfant exilé a jeté un dernier coup d'oeil nostalgique à la méditerranée  et mon coeur s'est serré ...  

.

vendredi 8 novembre 2013

l'auberge espagnole live

Mon seul souvenir de Barcelone remonte  à bien longtemps. A l'époque, j'avais à peine jeté un coup d'oeil d'ado blasé  à la Sagrada Familia, un autre plus intéressé au Tibidabo  entrevu dans le lointain et, avec mes parents et mes oncles et tantes, nous avions arpenté la Rambla à la recherche de magasins de chaussures...
Mais, depuis le film,  je savais que Barcelone était autre chose que cette ville grise de mon souvenir où planait l'ombre du franquisme.

http://www.dailymotion.com/video/x4lgkk_l-auberge-espagnole-b-a_shortfilms
Alors nous y voilà Jako (=fils n°2)  juste de retour de Berlin m'accompagne.
Et ce que nous en avons vu ( et verrons ) a déjà comme un gout de "trop peu".
Notre appartement se trouve dans Gotico  3eme  étage sans ascenseur,  dans le pur style de l'Auberge : communautaire chacun son étagère dans le frigo de la cuisine commune, salon commun, quartier animé, hôtes sympas.
Mes jambes ont accepté de me porter jusqu'au port...Au retour j'ai voulu voir la synagogue annoncée comme imposante, en fait, bien planquée dans une ruelle non répertoriée sur le plan , dont la partie accessible est petite et décevante.
Nous avons mangé des tapas délicieuses  le soir dans un joli restau : El jardi  situé dans l'université, et à midi dans un boui boui discrêt fréquenté par quelques habitués.
Nous avons visité le musée Picasso : là, mes jambes m'ont lâché et j'ai poursuivi la visite en testant chaque banc du musée.
Enfin Jako et moi avons décidé d'aller chercher la plage histoire pour moi de tremper mes pieds dans la méditerranée et pour Jako de la voir pour la première fois.Quand nous sommes arrivés, la nuit était tombée. Sur la plage il y a avait quelques punks à chiens, quelques amoureux et une fille plongée dans un bouquin. 
Au retour nous nous sommes engouffrés dans les ruelles de notre quartier à la recherche du restau à tapas pas tape à l'oeil, pas  attrape touriste, cool et pas cher.
Nous en avons trouvé deux sur conseil de notre logeur.
Deuxième nuit de fiesta en bas de chez nous : les cris joyeux des  noctambules s'invitent dans nos rêves, je pense à notre hôte qui  nous a demandé de ne pas faire de  bruit de crainte de plainte des voisins mais ici le bruit les rires et les cris ne s'arrêtent que vers 5 h du matin.On pourrait croire qu'ils sont là, dans l'appartement. 
Mais hier, j'étais tellement crevé que j'ai dormi avec mes lunettes ce qui permet d'avoir les idées plus claires au matin. à suivre ...



      

(et je n'ai pas envoyé la #baguette.. au fait consultation d'un médecin  ici entre 30 et 40€)