Il y a 78 ans, le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclamait solennellement la création de l'État d'Israël.
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Certains y compris parmi mes proches ou très proches ne comprennent pas mon implication pour Israël.
Certains diront ou disent que je suis monomaniaque (c'est pas tout à fait vrai il y a aussi la #BaguetteNantis :-) )
D'autres me reprochent de ne pas transmettre à Satelle ma petite fille mes valeurs, mon histoire mon ressenti. Je ne me sens pas le droit de charger une enfant de ce fardeau. Si elle pose des questions j'y répondrai.
Je lui dirai que mon sionisme ne date pas du 7 octobre, je lui expliquerai qu'à peine la lecture en français maitrisée j'ai appris l'Hébreu, j'ai lu les prières et intégré la religion juive. .
Etre aujourd'hui laïc et très critique de la religion n'empêche pas d'être sioniste. Je crois l'avoir été dès que j'ai appris à 7 ans l'existence d'Israël en même temps que j'apprenais l'Hébreu.
Avoir renoncé à faire mon Aliya a été douloureux, et même si j'ai eu une belle vie en France je ne me suis jamais considéré comme français à part entière. Mon plus grand attachement à la France reste sa langue.
Etre juif et sioniste ne me rend pas responsable des actes de Benjamin Netanyaou. Aujourd'hui je me sens entouré de suspicion, de rejet, d'antisémitisme.
C'est cette ambiance qui ravive mon sionisme.
La gauche a été ma famille j'ai toujours voté à gauche.
Aujourd'hui les gauchos écolos bien pensants adeptes de l'écriture inclusive plus prompts à mettre un keffyeh qu'à écouter les témoignages des victimes du 7 octobre m'écoeurent.
Ce blog est principalement destiné à ma famille et à mes amis.
Je ne me fais pas d'illusions ils ne me lisent probablement pas.
Juste laisser une trace de ce que je suis ... définitivement.
Certains demanderont pourquoi je continue à venir à ce congrès alors que je suis retraité. La plupart des amis que j'avais plaisir à retrouver sont aussi retraités et ont décroché de l'ophtalmologie après avoir dévissé leur plaque. Pour moi c'est impossible : l'étude est une valeur majeure même si je suis conscient que le temps m'est compté et que j'ai du mal à comprendre certaines notions nouvelles. Ne pas lâcher justement Si c'était facile ça ne serait pas drôle.
Je me souviens de mon premier Yom Hashoah, en Israël en 1970.
J’ai 18 ans et je viens de faire mon alyah avec mes parents et mon petit frère.
08h du matin, je suis dans le bus. Les sirènes retentissent, le bus s’arrête. Les portes s’ouvrent tandis que les voitures s’arrêtent également. Le gens sont debout, partout, sur les trottoirs, sur la rue, figés dans leur recueillement.
Il correspond exactement à ce que j'imaginais de la vie de ma famille et de mes amis là bas.
Il n'est pas question pour moi en partageant ce texte d'attendre de mes quelques rares lecteurs une forme quelconque de compassion.
Il s'agit juste de montrer un autre aspect de cette guerre, celle qu 'aucun média français ne montre.
Flipper pour eux ne ferait pas de moi un fan de Bibi (si j'étais parmi eux) ou un facho ici (et je m'aperçois en publiant ce texte que l'auteur est membre d'un parti qui n'aura jamais ma voix)
"Ils étaient juste venus allumer la première bougie de Hanoukka ! Notre si belle fête des Lumières !
Voilà ce que l’(in)humanité du monde nous offre pour débuter nos fêtes : du sang et des larmes. Notre sang et nos larmes que si peu partagent. Mais ils auront beau tout tenter pour nous éradiquer, nous avons le cuir dur à force de millénaires d’expérience !"
Texte de Penninah Bloom trouvé sur Tw traduit par Samuel Athlan
« c'est Roch Hachana. Mon dernier en France.
Je suis arrivée ici, jeune Américaine, rêvant de haute couture. Paris était mon rêve américain, et oh, comme vous l'avez réalisé !
Pendant 26 ans, j'ai donné mon cœur à la couture, puis à la haute maroquinerie. Chanel, Balmain, Sonia Rykiel m'ont apporté du travail, des amis, de la joie. Hermès m'a tout appris. C'était un plaisir de travailler aux côtés des compagnons du devoir. Je n'oublierai jamais les nuits blanches, l'empressement de terminer une pièce quelques secondes avant le défilé : « Merde ! J'ai besoin d'une épingle à nourrice ! »